Une belle levée de fonds pour MEERO, l’UBER de la photographie

La start-up parisienne MEERO, créée par Thomas Rebaud, s’est fixée comme missions de mettre en relation des photographes professionnels et des sociétés ou des marques. Pour accentuer son développement, elle vient de lever pas moins de 205 millions d’euros.

Face à l’utilisation considérables de contenus photo et vidéo par les entreprises, ces univers sont devenus presque indispensables dans de multiples business (mode, immobilier, location touristique, e-commerce, etc.). Ainsi, en développant la plateforme MEERO, Thomas Rebaud s’est fixé du haut de ses 30 ans la mission de simplifier considérablement le processus de production de cette quantité phénoménale, et surtout nécessaire, de ces différents contenus visuels.

La plateforme référence une base de photographes plutôt conséquente (presque 60 000 professionnels dans environ une petite centaine de pays), et leur propose des services administratifs pour les alléger dans leur quotidien. Comme pour Uber, cela peut être des services de comptabilité, d’archives, de gestion contractuelle, etc.

D’autre part, il propose un service de retouche automatique des visuels produits. Cette retouche étant possible et effective par le biais d’un algorithme qui automatise le procédé.

Pour vous donner un ordre d’idée plus précis de la typologie des clients ayant fait appel à la plateforme, MEERO peut se targuer d’avoir séduit des noms tels que LVMH, Accor, L’Oréal, ou encore Deliveroo.

Cette nouvelle plateforme plutôt low-cost, et d’ampleur internationale, représente un potentiel de succès particulièrement considérable. Et pour en attester, nous n’avons qu’à nous tourner vers la modique somme de 60 millions d’euros récoltées en juillet dernier. À cette somme, l’ancien élève de l’EM Lyon vient modestement d’ajouter pas moins de 205 millions d’euros. La totalité de ce budget va notamment l’aider à se lancer dans l’e-commerce et à proposer une offre plutôt grand public à destination de mariages ou encore d’anniversaires. En conclusion, on ne peut que relever les côtés positifs du phénomène d’uberisation qui a permis à plusieurs sociétés de voir le jour et de se développer à des échelles relativement pertinentes. On pense notamment à Deliveroo dans la livraison à domicile, ou encore à JobPhoning dans la téléprospection.